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Trois ruptures


De Rémi De Vos
Mise en scène de Bruno Emsens

Du 16 janvier 2018 au 18 janvier 2018

Centre Marius Staquet, Mouscron [B]

• mardi à 20h30
• mercredi et jeudi à 19h30

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Production : Compagnie Les Bosons (Bruxelles)
Coproduction : Blue in Green Productions (Bruxelles)
Avec : Catherine Salée, Benoît Van Dorslaer
Scénographie : Vincent Bresmal
Lumières : Michel Delvigne
Création sonore : Sébastien Schmitz
Costumes : Françoise Colpé
Durée du spectacle 1h15 sans : entracte
Jeudi 18 janvier, rencontre avec l’équipe artistique à la fin de la représentation


Vidéo

Phototèque


Elle a préparé un repas d’adieu ; il lui restera en travers de la gorge. Il a rencontré quelqu’un ; elle ne le supportera pas. Ils ont un enfant ; il fera exploser leur couple. Trois ruptures. Trois effondrements. Trois scénarios totalement différents. Trois moments cruels mais éminemment comiques et dérangeants !
Quand la plume mordante de Rémi De Vos - auteur contemporain parmi les plus joués et associé au Théâtre du Nord - s’intéresse au couple, quoi de plus jouissif pour lui qu’imaginer des scènes de rupture ? Son écriture précise incarne dans son rythme même un paradoxe du couple : une mécanique implacable de phrases courtes qui révèle la fragilité et la complexité des protagonistes, une sécheresse dans le ton qui laisse néanmoins paraître leurs côtés les plus doux et tendres.
Catherine Salée et Benoît Van Dorslaer interprètent ces couples avec une humanité et une justesse qui n’ont d’égale que leur puissance comique. Bruno Emsens propose une mise en scène efficace où le tragi-comique des situations tend un miroir contrasté à des spectateurs renvoyés à leur fragile condition d’amoureux en sursis.



Note d’intention par Bruno Emsens

«  Il y a deux étincelles qui ont mis le feu aux poudres pour la genèse de Trois ruptures  : ma rencontre avec Catherine Salée et Occident mis en scène par Frédéric Dussenne. J’ai découvert alors l’écriture de Rémi De Vos, drôle, directe et pertinente. Il aborde l’écriture théâtrale comme nous abordons le travail de plateau : « La force du théâtre réside, dit-il, dans son effet miroir ; dans le meilleur des cas, il permet la prise de conscience de réalités inacceptables. Pour l’écrivain, il s’agit alors d’écrire au plus juste et de présenter les choses telles qu’elles sont. » Explorer les rapports entre hommes et femmes tels qu’ils sont est un défi qui m’enthousiasme.
Pour nous il s’agit de jouer au plus juste, de retrouver la vie qui fera vibrer ces mots d’une résonance particulière, personnelle aux comédiens qui vont les dire et propre au regard du metteur en scène. Nous continuons donc à explorer les enjeux humains qui sous-tendent les situations du texte, pour apporter au jeu l’authenticité nécessaire. Nécessaire pour susciter l’intérêt du spectateur en l’aspirant dans cette histoire, mais aussi pour le faire rire par la vraisemblance des situations plutôt que par leur caricature.
Pour cela, nous imaginons une maison parmi des maisons. Une famille parmi des familles. D’apparence anonyme et banale, l’espace évoque un intérieur. Peut-être encore en chantier. Cet univers domestique va se recomposer au fil des trois ruptures. Suivant le rythme des scènes et les chutes d’un rideau à la manière d’une lame de guillotine, un mouvement décapant va déplacer les éléments et dresser de nouveaux tableaux, remettant en cause les logiques habituelles. Ces bouleversements acides finiront par renverser le mur, fragile protection, faible rempart devant le fond de nous-même, intime et obscur.
 »



Bruno Emsens

D’abord chercheur en physique des particules à Genève, Bruno Emsens revient en Belgique où il travaille comme journaliste scientifique pour Le Vif / L’Express et comme critique cinéma pour le magazine Première. Entre 1993 et 2008, il réalise des courts-métrages (Le Concert, Ombres et lumières), des fictions : La Bague, Pantone 549 et des documentaires de création : Dernière nuit au Travers, Chercheurs entre rêve et réalité, Les Ateliers d’Orphée. En parallèle, il ouvre la Brussels Playhouse, un lieu dédié aux acteurs et au jeu, où il organise des laboratoires, trainings et Master class. Associé avec l’acteur et metteur en scène américain Larry Silverberg, il fonde le True Acting Institute Europe, dédié à l’approche Meisner du jeu. En 2012, il fonde à Ixelles le Théâtre des Bosons (devenu entre-temps le boson) et y signe sa première mis en scène théâtrale : Trahisons de Harold Pinter. Il monte ensuite L’aide-mémoire de Jean-Claude Carrière, Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute, L’Homme du hasard de Yasmina Reza, Les Dactylos et Le Tigre de Murray Schisgal. Sa prochaine création, Amour(s) est prévue pour février 2018 au boson.



La presse en parle

Le public est presque à table, ou au lit, avec Catherine Salée et Benoît Van Dorslaer qui assènent les mots avec énergie et justesse, qui semblent vivre le texte dans leurs tripes faisant de ces trois dialogues de véritables duels.
Didier Béclard, L’Écho

Trois ruptures, une pièce jouissive, féroce... Un duo formidable, deux bêtes de scène !
Michèle Friche, Le Soir

Comédie grinçante, souvent très amusante, Trois ruptures n’étouffe pas l’humanité de ses personnages.
Jean Campion, Demandez le programme

Dialogues tirés au cordeau, face-à-face glacial, tension maximale, interprétation sans faille. Le texte de Rémi De Vos est servi avec brio. Chacun se régale du début à la fin.
Laurence Bertels, La Libre Belgique

C’est à la fois terrifiant et drôle : répliques courtes, cinglantes, violentes et distance critique. Avec deux acteurs, au sommet de leur forme.
Christian Jade, RTBF

Le jeu des interprètes est saisissant. Toujours justes, dans des situations qui vont de la banalité au paroxysme, Catherine Salée et Benoît Van Dorslaer soulèvent notre admiration.
Claire-Anne Magnès, La Revue générale