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L’École des femmes


de Molière
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mise en scène de Jean-Marc Chotteau
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La Virgule
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Reprise proposée hors abonnement
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Du 9 novembre 2022 au 9 novembre 2022

Théâtre Municipal Raymond Devos, Tourcoing [F]

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• mercredi à 20h
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Rencontre avec l’équipe artistique le mercredi 09 novembre à la fin de la représentation
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Représentations scolaires mardi 08 et jeudi 10 novembre à 14h
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NB. Les abonnés bénéficient pour L’École des femmes du même tarif que pour les autres spectacles, mais il ne peut compter parmi les 3 premiers spectacles choisis.
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Locations ouvertes
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Réserver en ligne

 

Production : La Virgule, Centre Transfrontalier de Création Théâtrale
Coproduction : Franche Connexion (Montigny-en-Gohelle), Compagnie Joker (Lille), Compagnie Triple AAA (Lille), Centre Culturel de Mouscron, Centre Culturel de Comines-Warneton
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Avec : Aurélien Ambach-Albertini, Jean-Marc Chotteau, Arnaud Devincre, Julie Duquenoy, Éric Leblanc, Barbara Monin, Lionel Quesnée, Philippe Sinnesael
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Scénographie et costumes : Renata Gorka
Création lumière : Éric Blondeau
Assistanat à la mise en scène : Carole Le Sone
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Durée du spectacle : 2h15 sans entracte


Photothèque


En cette année du quatre centième anniversaire de Molière, Jean-Marc Chotteau reprend à Tourcoing et en tournée L’École des femmes, la pièce qui connut du vivant de son auteur le plus considérable de ses succès, malgré la haine qu’elle suscita chez les religieux et les critiques des pisse-froid moralistes. Qu’importe, « les rieurs sont de mon côté », leur répondait Molière.
Oui, la pièce fait rire, et encore aujourd’hui. Mais comme les autres « grandes comédies » de Molière, elle nous provoque et fascine par sa clairvoyance, son audace et sa modernité. Plus que jamais, à notre époque des #metoo et #balancetonporc, sa dénonciation implacable de la misogynie et de la soumission féminine devait, pour Jean-Marc Chotteau, se faire entendre auprès du plus vaste public. C’est cela qui le détermina à mettre en scène ce chef-d’œuvre et à endosser, aux côtés d’une solide distribution de huit acteurs, le rôle d’Arnolphe, qu’il voit à la fois ridicule et pathétique. Maladivement obsédé par l’idée du cocuage, ce vieux barbon a fait élever à l’écart du monde, dans un couvent et l’ignorance la plus totale, une jeune fille au nom d’Agnès, qu’il veut épouser.
La précaution s’avèrera vite inutile et la comédie prendra sublimement des allures de tragédie.



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L’ÉCOLE DES FEMMES

Il est des rôles que tout acteur souhaite, dit-on, incarner. Pour Jean-Marc Chotteau, Arnolphe faisait depuis longtemps partie de ceux-là. Déjà au Conservatoire il en rêvait. Mais il lui fallut attendre quelques dizaines d’années pour pouvoir approcher l’interprétation de ce vieux barbon séquestrant une jeune fille d’au moins vingt ans sa cadette, différence d’âge qui était celle-là même qui séparait Molière et Armande, sa très jeune femme, qui interprétait Agnès auprès de lui, qui jouait le vieil Arnolphe. Sans nul doute Molière devait connaître à la fois les transports du jeune et séduisant Horace dont Agnès tombe innocemment amoureuse, et les affres de la jalousie du barbon tyrannique. C’est cet aspect autobiographique, qui confère au rôle son ambivalence, sa complexité, et son oscillation du plus parfait ridicule au pathétique le plus profond…
Mais pour Chotteau, le seul plaisir de jouer un tel personnage ne suffisait pas à le décider à oser mettre en scène un tel chef-d’œuvre. Il lui fallut d’autres motivations, moins personnelles, liées certes aux émotions, aux rires, en un mot au plaisir que la pièce devait susciter chez le public, mais surtout aux questions qu’elle allait provoquer auprès des spectateurs, au sujet de notre propre époque, du bouleversement de ses mœurs, la contestation de ses injustices et la légitimité de ses colères, trop longtemps tues.
Et, sans nul doute, L’École des femmes se fait entendre aujourd’hui comme jamais. Voilà donc 360 ans, un homme de génie de 42 ans nommé Jean-Baptiste Poquelin se mit à rire de ses propres tourments conjugaux mais surtout de lui-même, en dénonçant l’état de servitude où les hommes, imprégnés d’une conception patriarcale du mariage, tenaient leurs femmes, faisant d’elles leur objet, leur possession, leur « morceau de cire », dans la crainte phobique qu’elles ne s’émancipent, s’instruisent, ou se rebellent. En écrivant et en jouant Arnolphe, Molière le « balance » sans ménagement aux yeux de son public, qui s’esclaffa, s’indigna et, certainement, pensa tout bas ce qui ne s’écrivait pas encore « hashtag moi aussi »…
Une prise de conscience s’est faite aujourd’hui qu’il était temps de ne plus penser tout bas et de parler haut. Molière nous en avait montré le chemin ! La mise en scène de Chotteau veut s’en faire l’écho, en soulignant le poids encore tristement actuel de ces dogmes inspirés par les religions du Livre qui depuis 2000 ans ont fait barrage à l’égalité des femmes. N’est-ce pas sur le modèle des dix commandements qu’Arnolphe fait lire à Agnès son catéchisme du mariage ? Ne lui propose- t-il pas de se voiler la face pour cacher « ces yeux d’où provient tout le mal » ? N’emploie-t-il pas le langage du terroriste quand, à sa proie qui cherche à s’émanciper, il promet l’enfer et ses « chaudières bouillantes où l’on plonge à jamais les femmes mal vivantes » ?
Mais, pour servir au plus haut niveau d’exigence ce chef-d’œuvre, encore fallait-il pouvoir répondre à une autre exigence : celle de s’entourer d’une équipe solide, capable de saisir au plus profond la pensée de Molière, comme de dire ses alexandrins dans le respect formel qui n’exclut pas le souci de la faire entendre à un public d’aujourd’hui.
Quatre ans après sa création, le metteur en scène reconnaît la chance qu’il a eu d’avoir pu trouver cette équipe qui, saluée par une critique enthousiaste, continue encore cette saison, à Tourcoing comme en tournée, à faire entendre Molière, (dont c’est le quatre centième anniversaire !), comme un de nos contemporains.



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La presse en parle

Humour, clairvoyance, audace, modernité !
Anouk Winberg, Wéo

Un grand classique ! Une pièce à la fois ancienne et contemporaine, avec un message féministe fort.
Alyson Bertinchamps, NoTélé

La lumineuse et enthousiasmante comédienne Julie Duquenoy incarne à merveille une Agnès ingénue et révoltée… Le propos écrit en 1662 n’a pris que peu de rides. Le voile, le sexe fort, la soumission de l’épouse à son mari sont encore des thèmes d’actualité. La mise en scène et le décor qui enferme Agnès dans une espèce de coffre-fort, sont pleins de trouvailles.
Christian Vincent, La Voix du Nord

Jean-Marc Chotteau est incontestablement un comédien, son visage peint tous les sentiments et les émotions d’un être que sa folie et son besoin d’amour mettent au supplice ; un comédien né, avec d’énormes atouts comiques.
Colette Douces, Passeur du large