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L’École des femmes


De Molière
Mise en scène de Jean-Marc Chotteau

Du 16 novembre 2018 au 30 novembre 2018

Théâtre Municipal Raymond Devos, Tourcoing [F]
• vendredi 16 novembre 2018 à 20h30
• samedi 17 novembre 2018 à 17h00
Centre Marius Staquet, Mouscron [B]
• mercredi 28 et jeudi 29 novembre 2018 à 19h30
• vendredi 30 novembre 2018 à 20h30

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Création : La Virgule (Mouscron-Tourcoing)
Coproduction : Franche Connexion (Montigny-en-Gohelle), Compagnie Joker (Lille), Compagnie Triple AAA (Lille), Centre Culturel de Mouscron, Centre Culturel de Comines-Warneton
Avec : Aurélien Ambach-Albertini, Jean-Marc Chotteau, Julie Duquenoy, Éric Leblanc, Barbara Monin, Stéphane Titelein, Lionel Quesnée, Philippe Sinnesael
Scénographie et costumes : Renata Gorka
Création lumière et régie : Éric Blondeau
Assistanat à la mise en scène : Carole Le Sone
Durée du spectacle : 1h45 sans entracte environ
Jeudi 29 novembre, rencontre avec l’équipe artistique à la fin de la représentation


Phototèque


« Le mariage, Agnès, n’est pas un badinage : à d’austères devoirs le rang de femme engage (…) Votre sexe n’est là que pour la dépendance : du côté de la barbe est la toute puissance. Bien qu’on soit deux moitiés de la société, ces deux moitiés pourtant n’ont point d’égalité ; l’une est moitié suprême et l’autre subalterne ; l’une en tout est soumise à l’autre, qui gouverne » …

Voilà ce que le vieil Arnolphe, maladivement obsédé de la crainte d’être cocu, enseigne à sa pupille Agnès, qu’il tient, en la séquestrant à l’écart de tout, ignorante et sotte, pour s’en faire la plus sûre des épouses. C’est là son « école des femmes ».
A l’époque de #metoo et autres porcs balancés, le chef-d’oeuvre de Molière prend aujourd’hui plus que jamais une résonance d’une féroce actualité. Jean-Marc Chotteau a donc décidé de réaliser son rêve de le mettre en scène dans une version à la fois respectueuse et moderne, et d’endosser, entouré de sept brillants comédiens, le magnifique rôle du vieux barbon drôle et en même temps pathétique.
Si L’École des femmes fut la comédie la plus applaudie et la plus discutée du vivant de Molière, c’est peut-être parce qu’elle sut marier avec virtuosité le rire au tragique pour servir une cause qui n’a pas cessé quelques siècles plus tard d’être toujours aussi impérieuse : la cause des femmes.