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Production : La Virgule (Mouscron-Tourcoing)
Costumes : Sophie Selosse
Collaboration scénographique : Thomas Ramon
Durée : 1h25 sans entracte


Phototèque


L’ÉLOGE DE LA FOLIE


L’Éloge de la Folie d’Érasme
Adaptation, jeu et mise en scène de Jean-Marc Chotteau


En ce début troublé de nouveau millénaire, ce texte fondateur de l’humanisme européen - écrit en 1509 ! - n’a rien perdu de sa force comique et subversive. Jean-Marc Chotteau n’a d’ailleurs pas eu besoin d’inventer quelque rajout pour en faire sentir, derrière les éclats de rire, la profondeur et l’extraordinaire actualité...

Dans ce texte fondateur de l’humanisme européen écrit en 1509, Érasme fustige les dogmatismes : le fou est autant celui qui fait rire que celui qui amène l’homme à abandonner ses naïves certitudes et son obéissance docile pour nous initier au doute et à la révolte...

L’Éloge de la Folie, c’est une invitation à la tolérance dans notre monde d’intégrismes en tout genre, dans une parole travestie, pas cachée, pour que tombent les tabous et renaissent les pensées libres.

"Une mise en scène pleine d’esprit et d’énergie contagieuse, un texte d’une modernité déconcertante..." M.S. Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne)
"Par la force de son jeu, Jean-Marc Chotteau dans ce remarquable " one man show " tient le spectacle à bout de bras, quant au choix du personnage travesti, il semble indiscutablement juste." Adevarul de Cluj (Roumanie)
"Samedi soir, sur la scène du Théâtre Hongrois de Timisoara, nous avons eu le privilège de voir un artiste virtuose, Jean-Marc Chotteau, dont le talent a souligné l’intelligence du texte. " Agenda Timisoara (Roumanie)
"Un bonheur de théâtre et une véritable performance d’acteur. Le tout est une réussite." La Voix du Nord
"À voir absolument." Trait d’Union
"L’acteur utilise avec brio l’arme qu’est l’ironie… Personne n’est épargné… L’Eloge de la Folie est une véritable leçon de sagesse." J. Dalbavie, La Provence

Extraits du spectacle :

> Le début
"Je sais tous les ragots qui courent sur moi dans le monde et tout le mal qu’on peut dire de la folie… Même chez les fous. C’est pourtant moi, je l’affirme, et moi seule, qui réjouis les hommes, et leurs dieux... Et vous venez de m’en donner la preuve puisqu’il m’a suffi de paraître devant vous pour mettre dans vos yeux la plus étincelante gaieté. (…) Vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai revêtu aujourd’hui cet accoutrement inusité ? Vous le saurez pour peu que vous me prêtiez l’oreille. Non pas celle qui vous sert à écouter les prêches et les sermons, mais cette oreille-là que vous dressez si bien à la foire devant les bouffons et les pitres. Car l’envie m’est venue de faire ce soir devant vous un éloge. Non pas celui d’un dieu ou d’un homme, non, le mien. L’éloge de la Folie. "

> Les politiques
"Quoi de plus insensé que de flatter le peuple, pour une candidature, d’acheter ses suffrages, de pourchasser l’applaudissement de tant de fous, de se complaire dans leurs acclamations, de se faire porter en triomphe comme une idole, ou de se voir en statue ? On atteint là le comble de la folie ! Personne ne peut le nier. C’est le bon sens…"

> Le terrorisme intellectuel
"Mais ne suis-je pas en train de me conduire comme ces pédants faiseurs de discours qui s’amusent aujourd’hui à user d’une double langue, comme les sangsues ? Ils s’imaginent avoir accompli un chef d’œuvre en truffant leur discours de quelques mots grecs, incompréhensibles et souvent hors sujet mais qui font jolis dans le tableau. Si ces mots-là leur manquent, ils vont chercher dans de vieux livres pourris quelques vieilles formules susceptibles d’épater la galerie et de jeter de la poudre aux yeux du spectateur. Si ceux qui comprennent se rengorgent, le miracle est que ceux qui ne comprennent rien ne les en admirent que mieux ! Les gens en effet trouvent un suprême plaisir à ce qui leur est totalement étranger ! Leur vanité y est intéressée ; ils rient, ils applaudissent, remuent l’oreille comme des ânes, pour montrer qu’ils ont bien compris..."

> Les professeurs
"Quoi de plus calamiteux que cette race d’hommes, faméliques et crapoteux, dans leurs écoles, que dis-je leurs cachots cafardeux, leurs galères, leurs chambres de torture, où ils se décatissent devant des flopées de marmots, et deviennent sourds à force de hurler. Et qu’importe de quoi ils gavent les marmots. Ils réussissent par je ne sais quelle magie à se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas, auprès des mères poules sans cervelle et des pères idiots. Le professeur, l’animal le plus malheureux de toute la terre, c’est grâce à moi, avouez-le, s’il n’échangerait son sort contre celui du roi de Perse."

> La comédie humaine
"La vie des hommes est-elle autre chose qu’une pièce de théâtre où chacun s’avance masqué et tient son rôle, jusqu’à ce que le metteur en scène lui demande de sortir ? Je vous le dis : il n’y a partout que du travesti, et c’est ainsi que se joue la comédie humaine…"

Contact : Fabien Hénocq : +33 (0)3 20 27 13 63 - diffusion@lavirgule.com