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Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ?


de Serge Bodart, Éric de Staercke & Sandrine Hooge
Mise en scène de Jaco Van Dormael

Du 6 octobre 2016 au 7 octobre 2016

Centre Marius Staquet, Mouscron [B]

• jeudi à 19h30
• vendredi à 20h30

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Production : Théâtre Loyal du Trac (Bruxelles)
Avec l’aide de la CFWB, Art et Vie, des Centres Culturels des Riches Claires, De Rixensart et de Braine L’Alleud
Avec : Serge Bodart, Éric de Staercke, Sandrine Hooge
Scénographie : Christine Flasschoen
Costumes : Raphaëlle Debattice
Maquillages et coiffures : Serge Bellot
Régie plateau : Thu-Van Nguyen
Régie et création des éclairages : Luc Jouniaux
Construction du décor : Christophe Georis, David Natan, Didier Caffonnette
Photos : Danièle Pierre
Assistant à la création : Pierre Poucet
Durée du spectacle : 1h25 sans entracte
Jeudi 06 octobre, rencontre avec l’équipe artistique à la fin de la représentation


Vidéo

En une suite de tableaux drôles, tendres et mordants - souvent absurdes -, un duo clownesque nous entraîne à sa suite dans les vicissitudes de la vie de couple. Mis en scène par Jaco van Dormael, réalisateur de Toto le Héros, Le Huitième Jour, Le Tout Nouveau Testament…, qui signe ici l’une de ses premières mises en scène théâtrales, Éric de Staercke et Sandrine Hooge se lancent à corps perdus à la recherche de l’amour. Les aléas de ce sentiment si souvent contrarié - à la ville et plus encore à la scène - leur offrent une multitude de situations tragi-comiques, véritable mine d’or théâtrale, où le duo s’engouffre pour notre plus grand plaisir, un rien sadique. Rythmée par un jeu physique et très expressif, leur quête éperdue est ponctuée par les accords d’un pianiste qui les observe d’un œil goguenard et narquois. Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ? n’a cessé de conquérir le cœur de son public depuis sa création grâce à un humour sans faille, délicieuse légèreté face à cette douleur exquise que s’inflige sempiternellement le genre humain.



Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ?
Une femme court, éperdument amoureuse, un homme surgit, désespérément épris. Ils s’élancent l’un vers l’autre avec passion. Une musique venue des cieux accompagne leur course avec lyrisme. Ils tendent les bras. La musique se fait de plus en plus forte. Ils ne sont plus qu’à quelques pas l’un de l’autre. La musique s’intensifie et ils s’enlacent. Un piano tombe du ciel et les écrase ! Noir !

Drame burlesque et musical, composé d’une série de tableaux rocambolesques évoquant la solitude et les actes désespérés - et immanquablement comiques - qu’elle engendre, Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ? raconte l’histoire de personnages dont les destins n’arrivent pas à se croiser. Ils traversent la scène, devant un pianiste, lui-même seul et abandonné, témoin silencieux de mille incidents, aventures, rencontres et disputes. Leur quête de l’inaccessible amour de l’autre n’a pas de fin. Les personnages de cette comédie ne renoncent jamais, ils courent toujours, même après le baisser de rideau… Ils veulent s’aimer, se toucher, se rencontrer envers et contre tout. Tous les moyens sont bons, du plus futile au plus tordu… Ainsi leurs destinées dérapent littéralement et passent du rationnel le plus banal et quotidien à l’absurde le plus débridé.

Ce spectacle ne s’inscrit dans aucun genre connu. Il est à la fois proche du cinéma muet d’avant-guerre et du théâtre absurde d’après-guerre. Il utilise la musique, le clown, la cascade, le texte, le mime, la grimace et le silence pour exprimer la quête d’amour. La mise en scène de Jaco Van Dormael tend à réunir trois types de démarche : la musique (Serge Bodart), le mouvement (Sandrine Hooge) et le Théâtre (Éric de Staercke). Il existe de nombreux points communs entre ces disciplines, mais c’est un art en soi de les faire cohabiter sur scène et de s’en servir pour la narration et l’action dramatique. Le jeu de clown sert d’expression majeure et sous-tend les personnages et les scènes. Les caractères sont grossis, les gestes chorégraphiés et orchestrés mais toujours servis par une sincérité et une sensibilité qui font osciller la mise en scène entre comédie et poésie dramatique. Décor, éclairages, accessoires, maquillages et costumes, tous ces éléments de la représentation contribuent, dans une grande sobriété et une parfaite symbiose, à mettre en valeur les situations, la musique et les personnages. Ils ont juste ce petit décalage qui permet le rêve et les dégage de toute réalité froide et concrète.



Éric de Staercke
Après avoir suivi les cours de théâtre et de mise en scène de l’Institut des Arts de Diffusion, Éric De Staercke fonde avec d’autres comédiens le Théâtre Loyal du Trac en 1985. À la même époque, il fait aussi partie des premières recrues de la Ligue d’improvisation belge. Seul en scène ou au sein d’une troupe, il poursuit sa carrière de comédien, signe de nombreuses mises en scène et écrit plusieurs spectacles. Depuis 1993, il enseigne l’improvisation et l’interprétation à l’IAD de Bruxelles. Il est directeur du Centre Culturel des Riches Claires.

Jaco Van Dormael
Après des études de cinéma à l’INSAS (Bruxelles) et à Louis Lumière (Paris), Jaco Van Dormael devient dans un premier temps metteur en scène de théâtre pour enfants, notamment de numéros de clown. En 1991, son premier film Toto le héros reçoit la Caméra d’or au Festival de Cannes. Ses films explorent souvent la puissance de l’imaginaire et la part oubliée de l’enfance dans un quotidien morne et tragique (Le Huitième Jour, Mr Nobody, Le Tout Nouveau Testament). Président d’honneur de l’Association des réalisateurs et réalisatrices de films francophones, il signe parallèlement des mises en scène au théâtre (Kiss and Cry, Cold Blood) et, en 2012, met en scène Stradella de César Frank pour l’Opéra royal de Wallonie.



La presse en parle

En une série de tableaux parfaitement rythmés, maîrisés le Loyal du Trac fouille de son scalpel les échecs, les blessures, les malheurs de l’amour. C’est corrosif à souhait. On rit aux éclats !
Philippe Mathy, Le Ligueur

Ce trio vous concocte une de ces soirées de bonheur qui décape votre quotidien d’amour et déchire ses miroirs consensuels dans l’éclat du rire.
Michèle Friche, Le Soir

Sous de piquantes caricatures, le couple se déguste à toutes les sauces. Grinçant et hilarant, le spectacle s’adresse à tous, tissé de générosité et de dérision libératrice.
Sarah Colasse, La Libre Belgique

De cette variation sur l’amour, Queneau aurait fait tout un autobus. Le Théâtre Loyal du Trac en fait lui un canapé sur la plateforme duquel montent l’amour tendre au cœur, l’amour à pâte dure et l’amour vache qui rend chèvre. (...) Mime, acrobatie, silence éloquent, jeu et hors-jeu orchestrés de main de maître par Jaco Van Dormel renouvellent en toute simplicité l’art du théâtre.
Sophie Creuz, L’Écho