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SÉISME


De Duncan Macmillan
Mise en scène d’Arnaud Anckaert

Salon de Théâtre, Tourcoing [F]
lundi 19 et lundi 26 mars 2018 à 14h
80 places maximum / représentation



 

Production : Cie Théâtre du prisme (Villeneuve d’Ascq)
Coproduction : La Ferme d’en Haut (Villeneuve d’Ascq), Théâtre Benno Besson (Yverdon-les-Bains, CH)
Avec : Mounya Boudiaf, Maxime Guyon
Scénographie : Arnaud Anckaert, Olivier Floury
Régie générale et création lumières : Olivier Floury
Musique : Maxence Vandevelde
Vidéo : Juliette Galamez
Costumes : Alexandra Charles
Construction décor : Alex Herman
Titre original : Lungs
Traduction : Séverine Magois
Duncan Macmillan est représenté dans les pays de langue française par l’Agence R&R, Renauld and Richardson (Paris)
Lungs, commande de la compagnie Paines Plough, a été créée à Sheffield en octobre 2011, dans une mise en scène de George Perrin

Soutiens : Festival Prise Directe - lectures de théâtre contemporain, Maison du Théâtre (Amiens), Théâtre des Sources (Fontenay aux Roses)
Accueil en résidence de création : La Comédie de Béthune – Centre Dramatique National Hauts-de-France ; Médiathèque La Corderie (Marcq-en-Barœul), maison Folie Wazemmes (Lille), La Ferme d’en Haut (Villeneuve d’Ascq)
Durée du spectacle : 1h20 sans entracte


Après Orphelins et Constellations, Arnaud Anckaert et Capucine Lange proposent au Salon de Théâtre une pièce britannique présentée pour la première fois en français. Porté par l’envie de faire un enfant, un couple discute et traverse toute son histoire. De réflexions souvent anecdotiques surgit le sentiment au cœur de l’existence moderne : la peur. Les questionnements fusent. Peut-on choisir de mettre au monde un enfant dans un monde pollué, sans lui offrir la promesse d’un avenir radieux ? Comment devenir parents et rester un couple ? Comment ne pas transmettre ce que l’on a de pire en soi ? Comment être responsable dans un monde déréglé ?
L’humour et l’émotion de ce dialogue vif offrent un moment de théâtre réjouissant. On retrouve ici le sel des textes anglo-saxons : l’esprit de dérision, la vitalité et l’efficacité dans l’épure de la forme. Dans une mise en scène qui fuit l’artifice, on trouvera au travers de mots simples l’humanité d’une relation forte. Mounya Boudiaf et Maxime Guyon, comédiens issus de l’École du Nord, interprètent avec finesse ce couple pris dans le maelström de ses interrogations.



Note d’intention par Arnaud Anckaert

« C’est l’histoire de F et H, couple dont nous parcourons la vie à travers une longue conversation, ou plutôt plusieurs conversations, sur l’idée d’avoir un bébé, dans un monde où les catastrophes écologiques, les névroses familiales, la multiplicité des modèles, engendrent de la pression et de la peur vis-à-vis du futur. Le texte est remarquablement bien construit, car à travers une succession d’ellipses, nous assistons à toute l’histoire d’un couple dans un langage simple et stimulant pour l’imagination du spectateur. Mon envie est de créer une petite forme sans artifice, où l’on pourra suivre à travers des mots simples une humanité et une relation forte. Je souhaiterais ne pas pousser les acteurs vers trop de théâtralité, pour respecter le rythme de la conversation. Mon intention est de mettre en scène une longue conversation, et que le spectateur partage l’intimité de ce couple.
La pièce ne nécessite ni décor ni illustration, tout se joue dans les mots. J’ai l’intention de respecter l’idée d’un espace vide où seuls les mots et les acteurs sont en présence. La première scène de Séisme se passe chez Ikea. F et H sont des jeunes gens de leur époque qui n’échappent pas à la sensibilité et aux injonctions contemporaines. Ils sont au début de leur vie et ont tout à construire. L’idée d’un sol neutre, d’une page blanche qui n’encombre pas l’imaginaire, me paraît essentielle. Il s’agira d’un espace de jeu fait dans une matière écologique. Je suis frappé par nos aspirations à « changer de vie », et par notre incapacité à nous y résoudre. Lorsque je regarde le catalogue Ikea, les grandes problématiques contemporaines y sont posées : l’écologie, les migrants, la famille, l’enfant et la démocratie du monde libéral. Cela m’interroge sur l’impact des valeurs dont on fait la promotion.
 »