NEWSLETTER

Le Décaméron 20.20


De Boccace
.
mise en scène de Dominique Serron
.
.
Spectacle proposé à l’abonnement
.

Du 10 mai 2023 au 11 mai 2023

Centre Marius Staquet, Mouscron [B]

.
• mercredi et jeudi à 20h00
.
Rencontre avec l’équipe artistique jeudi 11 mai à la fin de la représentation.
.
Locations ouvertes à l’abonnement
Ouverture des locations hors abonnement le 19 septembre à 14h

.

Réserver en ligne

 

Production : L’Infini Théâtre (Bruxelles)
Coproduction : le W:halll (Woluwe-Saint-Pierre)
.
Soutien : Fédération Wallonie-Bruxelles, Service Public Francophone Bruxelles
En collaboration avec visit.brussels

.
Avec, en alternance : Patrick Brüll, Laurent Capelluto, Alexia Depicker, Elfée Dursen, Stéphane Fenocchi, Florence Guillaume, Vincent Huertas, François Langlois, Georges Siatidis, Felix Vannoorenberghe, Camille Léonard, Laure Voglaire
.
D’après Les Contes du Décaméron de Giovanni Boccacio
.
Assistante artistique : Camille Léonard
Conseillère scénographique et costumes : Chandra Vellut
Création lumière : Xavier Lauwers
.
Durée du spectacle : 1h45 sans entracte environ


Photothèque


À travers un spectacle composé de cinq contes et interprété par sept comédiens, Dominique Serron propose de redécouvrir Le Décaméron, œuvre médiévale majeure, pilier de la littérature européenne et humaniste. Cette œuvre gigantesque et généreuse, composée par un jeune Boccace témoin d’une époque ravagée par la peste, dit avec adresse des vérités universelles. L’humain y occupe le centre du tableau, la femme y tient une place d’honneur, les questions philosophiques soulevées sur un ton amusé, parfois grivois, satirique ou tragique, ouvrent la pensée à la dialectique la plus moderne.
Dans le contexte obscur de la grande peste, Boccace propose, comme issue à l’épidémie, un remède pour le moins inattendu : avouer qui nous sommes en racontant des histoires... Car la peste, n’est pas seulement là où on le croit, elle est surtout la métaphore symbolique de ce qui nous « empêcherait » d’être nous-mêmes, elle est ce qui nous empeste l’existence, nous tire vers le bas, nous fait peur, nous condamne à rester muet. Cette peste-là, ne s’attrape pas de l’autre, elle est en chacun de nous...



.
La seule chose qui soit vraie dans les histoires c’est pourquoi on les raconte.
Dominique Serron

Si la douleur confine à l’allégresse, les misères se dissipent quand survient la joie.
Boccace, Le Décaméron



.
LE DÉCAMÉRON

En 1348, alors que la mortifère pestilence ravage Florence, 10 jeunes gens se réunissent dans une église et se posent la question de leur juste place. Après avoir tergiversé par culpabilité et affectation, ils décident de se sauver de l’épidémie, de quitter Florence pour s’isoler en campagne Toscane. Pendant dix jours, ces jeunes femmes et jeunes hommes se livreront à un délectable procédé : fuir, se « protéger » symboliquement et se divertir du chagrin. Ils mangent, boivent, se promènent, dansent, chantent et surtout se racontent des histoires. Assis dans l’herbe verte, chacun s’adonnera successivement au plaisir de conter, soumis à la demande de l’un d’entre eux, tour à tour, Roi ou Reine d’une journée. Les fables contées métamorphosent les narrateurs, donnent corps à leurs désirs et les « immunisent » de cette peste dont ils ne craindront plus les douleurs.

« Cette version scénique du Décaméron avoue pleinement la fonction de la narration théâtralisée. Elle privilégie la place de l’interprète dans le théâtre de texte contemporain et offre aux artistes des morceaux de virtuosité théâtrale, des flots de paroles jubilatoires. Une adresse directe aux spectateurs se transforme, par des jeux de procédés dramatiques, en séquences dialoguées. Parfois, ce sont les personnages des récits qui racontent ce qui leur est arrivé. Nous tentons de focaliser l’intention dramaturgique sur ce que nos histoires peuvent produire sur les humains, ce qu’elles génèrent, les questions qu’elles posent, les émotions, les peurs, les rires qu’elles entraînent, les désirs qu’elles suscitent et les réponses qu’elles apportent. Une sorte de grande lessive émotionnelle où l’inconscient se libère de ses résidus intimes, en toute sécurité et ce, avec joie, fantaisie et authenticité. Notre adaptation comporte aussi un volet musical et entend renouer avec un répertoire de variétés, qui équivaut, pour nous, à l’ancrage populaire des contes d’antan choisis par Boccace. Nous fredonnons ensemble, le temps d’éveiller un souvenir, pour nous rassembler et relier les fictions à l’ordinaire mythifié de nos vies : Gainsbourg, Piaf, Stromae, Brassens, Camille, Brel, Baschung, Goldman, Hardy, Zazie, Souchon, Renaud, Biolay...  »

Dominique Serron



.
DOMINIQUE SERRON

Premier Prix de Conservatoire en interprétation et direction d’acteurs, Dominique Serron complète sa formation par une licence d’études théâtrales. Aujourd’hui, metteur en scène, directrice de compagnie, auteur et pédagogue, elle a développé, au fil de sa carrière, une vision particulière et un langage théâtral propre.
Dominique Serron crée l’Infini Théâtre en 1987 avec le spectacle Alice d’après Lewis Caroll. Convaincue que la force évocatrice des grands textes et leur modernité sociale sont des leviers essentiels pour dynamiser une culture partagée, elle a accompli depuis une centaine de mises en scène : As you like it et Le Conte d’Hiver de Shakespeare, Iphigénie de Racine, Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, Le Cid (Corneille), Le Misanthrope de Molière, Ubu Roi de Jarry, Les Justes de Camus, parmi lesquelles Carmen l’opéra de Bizet. Certains de ses spectacles sont également issus d’écritures originales comme No Body Else, ou de ses propres adaptations : La Princesse Turandot d’après Gozzi, Romeo & Juliet d’après Shakespeare, Carmen - la véritable histoire d’après Mérimée, Lolita d’après Nabokov, Les 1001 nuits, L’Auberge du Cheval Blanc
Depuis septembre 2020, elle siège au Conseil Supérieur de la Culture en Belgique francophone.



.
La presse en parle

Et si l’imaginaire pouvait réparer le monde ? Voici l’une des pistes de réflexion ouvertes par Dominique Serron lorsque la crise sanitaire s’invita dans nos vies. (…) Un acte de résistance.
La Libre Belgique