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Is there life on mars ?


Écrit et mis en scène par Héloïse Meire

Spectacle proposé à l’abonnement

Du 12 décembre 2018 au 14 décembre 2018

Centre Marius Staquet, Mouscron [B]

• mercredi et jeudi à 19h30
• vendredi à 20h30

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Un spectacle de la Cie What’s up ?! (Bruxelles)
Production : Théâtre National Wallonie-Bruxelles(Bruxelles)
Coproduction : Festival de Liège
Avec l’aide de : Fédération Wallonie-Bruxelles - Service Théâtre, Prix Henri Goethals - Fondation L’Estacade
Avec : Muriel Clairembourg, Jean-Michel d’Hoop, Léonore Frenois, François Regout
Scénographie : Cécile Hupin
Assistante à la mise en scène : Esther Sfez
Mouvement : Sandrine Heyraud
Créateur sonore : Guillaume Istace
Créateur lumière : Jerôme Dejean
Vidéo : Matthieu Bourdon
Durée du spectacle : 1h15 sans entracte
jeudi 13 décembre, rencontre avec l’équipe artistique à la fin de la représentation


Vidéo

Phototèque


C’est un spectacle ovni, élu Meilleur Spectacle au Prix de la critique en 2017, que présente la jeune compagnie bruxelloise What’s up ?!
Is there life on mars ? (Y a-t-il de la vie sur Mars ?) sonne comme une question existentielle. Y a-t-il une autre forme d’existence ? Une autre façon d’être au monde ? Construit autour d’interviews effectuées pendant deux ans par Héloïse Meire auprès de personnes autistes et de leur entourage, ce spectacle inclassable, est tour à tour émouvant, drôle, saisissant et parfois perturbant. Les comédiens transmettent cette parole dans un procédé scénique inhabituel et une remarquable proposition scénographique. Une expérience théâtrale à l’image des personnes autistes, qui bousculent en permanence les codes que nous connaissons et nous confrontent à nos propres modes de fonctionnement.

Repérée par La Virgule à l’occasion de la présentation de son projet Babel-Ère lors de l’édition du festival Les Eurotopiques sur le thème des frontières, Héloïse Meire signe ici une création aussi impressionnante par sa forme que par son sujet.

Is there life on mars ? se présente comme un voyage dans l’univers déroutant de l’autisme. La jeune metteure en scène bruxelloise a rencontré de nombreuses personnes autistes, leurs familles et les personnes qui les accompagnent dans leur quotidien. Son spectacle veut leur donner la parole.

Comment rendre compte de ces vécus multiples et complexes, souvent méconnus ? Porté par quatre comédiens, Is there life on Mars ? explore le spectre autistique, non seulement par des mots mais aussi par une mise en scène visuelle et sonore décalée, nous entraînant peu à peu dans une autre perception du réel. Les comédiens, portant casques audio, entendent des montages de ces interviews qu’ils retransmettent instantanément et le plus fidèlement possible aux spectateurs. Le procédé est totalement visible. Ce théâtre « verbatim », qui utilise littéralement le réel, s’est développé de manière exponentielle depuis les années quatre-vingt-dix, principalement en Angleterre. Ce procédé permet à la fois d’être au plus proche de l’émotion de la parole originale, tout en se distanciant de l’incarnation pure.

Parallèlement à ces retransmissions d’interviews, des scènes plus oniriques ponctuent, accentuent ou contrastent avec cette parole, créant une dimension visuelle et sonore décalée. Ces moments prennent la forme d’installations, de propositions visuelles, de détournements d’objets et de sons, de vidéos ou de chorégraphies. Ils tentent de faire ressentir autrement que par des mots ce que pourrait être l’autisme. Ces scènes ont été inspirées par des artistes tels Erwin Wurm, Mark Jenkins, Jeroen Hollander ou Timothy Archibal, dont certains sont eux-mêmes autistes ou dont les œuvres entrent en résonance avec la thématique. Un important travail de sonorisation permet de faire ressentir l’hypersensibilité de nombreuses personnes autistes et évoque leur monde intérieur.

Le spectacle se joue dans un décor astucieux et surprenant signé par Cécile Hupin. Sur scène est posée une grande armoire blanche, divisée par seize portes de dimensions différentes. Chacune de ces cases s’illumine, s’ouvre, s’anime pour offrir au spectateur une image nouvelle, une évocation qui emmène vers un ailleurs poétique. Un jeu de couleurs, évoquant un tableau de Mondrian, vient habiller ce puzzle de cases. L’armoire se fait parfois aussi écran et accueille les vidéos très réussies de Matthieu Bourdon, mais aussi la retransmission en directe des images captées par une caméra zénithale (placée au-dessus du plateau). Filmés par-dessus, leur image diffusée dans les cases, les comédiens sont projetés dans une autre dimension. Cette perception simultanée de plusieurs dimensions physiques et temporelles par le public, fait écho à la perception différente d’une même réalité que pourrait avoir une personne autiste.



La presse en parle

Superbe création. Un spectacle poétique et troublant, important.
La Libre Belgique

Un spectacle formidable sur l’autisme, certainement l’un des plus forts de cette année !
RTBF / Entrez sans frapper

Mémorable voyage en Autistan. Foncez-y !
Le Soir

Un spectacle édifiant, émouvant et beau.
L’Écho