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Avril


D’après le roman de Jérémie Lefebvre
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Adaptation et mise en scène de Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer
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Grand Boucan (Lille)
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Spectacle proposé à l’abonnement
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Du 26 avril 2022 au 6 mai 2022

Salon de Théâtre, Tourcoing [F]

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• lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20h00
• samedi à 17h00
• relâche le dimanche
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L’accès aux salles de La Virgule est actuellement conditionné à la présentation d’un pass sanitaire indiquant un schéma vaccinal complet contre la COVID-19 ou un test PCR négatif à la COVID-19 de moins de 48h. Il est également demandé aux spectateurs de porter un masque dès leur entrée dans l’enceinte du théâtre et de le conserver pendant toute la durée de leur présence dans nos espaces.

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Production : Grand Boucan (Lille)
Coproduction : Espace Area (Aire sur-la-Lys), La Barcarolle EPCC de l’Audomarois, Gare-Médiathèque (Méricourt)
avec le soutien de la Région Hauts-de-France et du Département du Pas-de-Calais
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D’après le roman de Jérémie Lefebvre
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Adaptation et mise en scène : Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer
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Avec : Carine Bouquillon, Gaëlle Fraysse, Bruno Tuchszer
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Lumières : en cours
Son : Antony Sauveplane
Vidéo : Fanny Derrier
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Durée du spectacle : 1h30 sans entracte environ - création
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Tout public à partir de 13 ans


Phototèque


Au centre du plateau se dresse un imposant mémorial évoquant une maquette d’urbaniste. Des voix s’en élèvent. Mais quels événements historiques commémore-t-on ? Avril nous transporte dans un futur très proche, dans une France qui ressemble à celle d’aujourd’hui : à la faveur d’une grève générale entraînant la vacance de la police et de l’armée, un mouvement résolument anticapitaliste s’est emparé du pouvoir. En quelques jours la République vacille ; un monde nouveau se met en place : la grande distribution est nationalisée, les salaires plafonnés, la propriété et les héritages réformés...
Après avoir adapté un premier roman de Jérémie Lefebvre en un poignant et féroce monologue (À ceux qui nous ont offensés), l’équipe de Grand Boucan s’empare cette fois de l’un de ses livres d’anticipation sociale paru en 2016 - plus d’un an avant le mouvement Nuit debout et quelques trois ans avant l’irruption des Gilets jaunes. Respectant la forme kaléidoscopique du livre, Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer transposent pour la scène cette fresque uchronique au réalisme frappant.
À égale distance du rêve et du cauchemar, Avril entremêle les témoignages contrastés, les voix et les regards de dizaines de Français anonymes de tous horizons, autant de destins individuels pris dans le vent de l’Histoire.



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AVRIL

« Avril est un millefeuille d’une quarantaine de brefs monologues de Français lambda, sans commentaire ni présentation, entre lesquels s’insèrent faux documents d’actualité et décrets officiels. Chacun de ces courts textes est comme une petite pièce en un acte, comme les fragments d’un miroir brisé où se refléterait toute la société. Le fil des événements, contés par ceux qui les vivent et les ressentent de manière très différente, se reconstitue sous nos yeux, et dresse le portrait d’un monde sens dessus dessous.
Sous les dehors d’une fiction politique implacable et réaliste, Jérémie Lefebvre ressuscite ainsi la tradition carnavalesque. Fête des fous, jour de l’âne, le carnaval c’est ce temps de désordre ritualisé où toutes les formes de hiérarchies sociales sont renversées et où les places s’échangent. Un temps durant lequel l’ordre immuable des choses est dénoncé, où l’on détrône et l’on profane, où les puissants sont mis à bas et où l’on coiffe un baudet d’une mitre.
Avril est une transposition contemporaine de ces orgies débridées, une convulsion blasphématoire qui balaye les fondations les plus intouchables de notre société : la liberté, les droits individuels, la propriété, au profit d’un rêve de justice, d’équité parfaite et de solidarité. En cela Avril est moins un propos politique qu’un exorcisme satirique. Dans la dérive de l’utopie égalitaire vers le dirigisme autoritaire orchestrée par Jérémie Lefebvre, nous ne voyons pas une dénonciation sérieuse, une mise en garde contre une menace réelle, mais plutôt l’acmé de saturnales politiques, un feu de joie terrible et cathartique, un fantasme révolutionnaire qui rejoint les délires du protagoniste d’À ceux qui nous ont offensés du même auteur. Jérémie Lefebvre nous accompagne, entre idéal de société sans classe et cauchemar autoritaire. Porteuse d’un formidable espoir et d’une promesse d’égalité, la nouvelle société d’Avril contient pourtant déjà le germe de son propre dévoiement. »

Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer



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GRAND BOUCAN

Fondée à Lille par Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer, la compagnie Grand Boucan travaille tous les répertoires. En 2013, sa première création, Le Système Ribadier de Feydeau, revisite un classique du vaudeville en mettant en relief la cruauté de son propos. Avec Le Principe d’Archimède du Catalan Josep Maria Miro en 2017 puis de Bull de l’Anglais Mike Bartlett en 2019 Grand Boucan assure la création française de deux textes du répertoire contemporain étranger. Tous ces spectacles ont été présentés au public de La Virgule. La compagnie s’engage également dans la création formes légères visant à introduire le débat. Créé en partenariat avec La Virgule, Une mort moderne, monologue satirique sur la fin de vie adapté du Suédois Carl Henning Wijkmark, devient le premier spectacle d’intervention de Grand Boucan. Les Pionnières, montage de témoignages de femmes aux métiers dits masculins, devient à son tour l’outil d’une introduction au débat sur l’égalité et la mixité. Avec L’Atelier de construction, manuel de montage pour filles et garçons, grand boucan s’interrogera bientôt sur l’influence des stéréotypes de fiction dans nos imaginaires intimes.



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La presse parle du roman de Jérémie Lefebvre

Plus que jamais d’actualité.
La Repubblica

Une grande subtilité.
Le Monde des livres

Une forme extrêmement intéressante.
France Culture

Une jubilatoire prouesse littéraire.
Les Inrockuptibles

D’une grande force cathartique.
Lire

Pas de place pour la candeur.
Libération

Glaçant et troublant.
L’Express

Difficile de ne pas se laisser prendre au jeu.
La Montagne