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Avril


D’après le roman de Jérémie Lefebvre

Adaptation et mise en scène de Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer

Création en janvier 2021
Grand Boucan (Lille)

Spectacle proposé à l’abonnement
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Du 13 avril 2021 au 23 avril 2021

Salon de Théâtre, Tourcoing [F]

• lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20h
• samedi à 17h
• relâche le dimanche

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Rencontre avec l’équipe artistique les mercredis et jeudis
à la fin de la représentation

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En raison des mesures sanitaires en vigueur, la réservation des places est actuellement garantie à une demie salle sur chaque représentation. La seconde moitié des places est proposée à la vente sous réserve de la classification sanitaire de la ville de Tourcoing au moment de la tenue du spectacle.
Les spectateurs sont pour l’instant tenus de porter un masque durant l’intégralité de leur présence au sein du théâtre.

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Production : Grand Boucan (Lille)
Coproduction : Espace Area (Aire sur-la-Lys), La Barcarolle EPCC de l’Audomarois, Gare-Médiathèque (Méricourt)
avec le soutien de la Région Hauts-de-France et du Département du Pas-de-Calais
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D’après le roman de Jérémie Lefebvre
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Adaptation et mise en scène : Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer
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Avec : Carine Bouquillon, Gaëlle Fraysse, Bruno Tuchszer
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Lumières : en cours
Son : Antony Sauveplane
Vidéo : Juliette Galamez
Construction : Pierre-Yves Aplincourt
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Durée du spectacle : 1h30 sans entracte environ - création
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Tout public à partir de 15 ans


Paris, de nos jours. À la faveur d’une grève générale, entraînant la vacance de la police et de l’armée, un mouvement résolument anticapitaliste s’empare du pouvoir. En quelques jours la République vacille ; un monde nouveau se met en place : la grande distribution est nationalisée, les salaires plafonnés, la propriété et les héritages réformés...
Après avoir adapté un premier roman de Jérémie Lefebvre en un poignant et féroce monologue (À ceux qui nous ont offensés), l’équipe de Grand Boucan s’empare cette fois de l’un de ses livres d’anticipation sociale paru en 2016 - plus d’un an avant le mouvement Nuit debout et quelques trois ans avant l’irruption des Gilets jaunes. Respectant la forme kaléidoscopique du livre, Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer transposent pour la scène cette fresque uchronique au réalisme frappant.
À égale distance du rêve et du cauchemar, Avril entremêle les témoignages contrastés, les voix et les regards de dizaines de Français anonymes de tous horizons, autant de destins individuels pris dans le vent de l’Histoire.



AVRIL

« Uchronie terrible et facétieuse, Avril se compose d’une cinquantaine de monologues de Français lambda, sans commentaire ni présentation, entre lesquels s’insèrent faux documents d’actualité et décrets officiels. Chacun de ces courts textes est comme une petite pièce en un acte, prétexte à autant de tableaux d’humour ou d’émotion. Le fil des événements se reconstitue sous nos yeux, conté par ceux qui les ont vécus et parfois subis.
L’art de Jérémie Lefebvre consiste, en multipliant les points de vues et les intervenants, à rendre compte d’une aventure collective en passant par les expériences individuelles, à nous faire appréhender le souffle puissant de la grande Histoire, à le rendre tangible, à travers les situations les plus trivialement particulières. Jérémie Lefebvre excelle à croquer en quelques phrases un personnage et un contexte, à restituer le mouvement vibrionnant de la vie, à faire sonner vrai et à attribuer une langue propre à chacun de ses protagonistes.
Chaque monologue restitue une situation, un interlocuteur, toujours inattendus, et leur succession brosse l’image synoptique d’une société en mouvement, avec ses contradictions, ses craintes et ses espérances.
Jérémie Lefebvre n’assène aucune leçon. Texte évidemment imprégné de politique,
Avril n’est pas pour autant un manifeste militant. Ses quelques quarante personnages reflètent autant de vécus et de partis pris. Ni utopie, ni dystopie, Avril laisse au spectateur la liberté de s’interroger, voire de choisir sa lecture, entre la présentation d’un idéal égalitaire ou la mise en garde contre un péril effrayant.
Baigné d’un humour qui n’épargne personne,
Avril est également une machine à jouer jouissive pour les acteurs. Le sens de la satire sociale de Jérémie Lefebvre fait de lui un moraliste tendre dessinant avec indulgence et causticité la mesquinerie comme la grandeur, la veulerie comme la générosité des individus pris dans le vent du changement historique. Avril est un passionnant terrain de jeu que nous souhaitons ouvrir à chacun, puisqu’il parle de nous tous.  »

Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer



GRAND BOUCAN

Fondée à Lille par Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer, la compagnie Grand Boucan travaille tous les répertoires. Son ambition de privilégier l’accessibilité de ses spectacles au plus grand nombre l’engage ainsi également dans la création de lectures-spectacles visant à introduire le débat. En 2013, sa première création, Le Système Ribadier de Feydeau, revisite un classique du vaudeville et, au-delà de la force comique de l’œuvre, met en relief la noirceur de son propos. Créé avec La Virgule, Une Mort Moderne, monologue satirique sur la fin de vie adapté du Suédois Carl Henning Wijkmark, devient le premier spectacle d’intervention de Grand Boucan. Les Pionnières, montage de témoignages de femmes aux métiers dits masculins, devient à son tour l’outil d’une introduction au débat sur l’égalité et la mixité. Grand Boucan acquiert les droits du Principe d’Archimède du catalan Josep Maria Miro, traduit en 15 langues, adapté deux fois au cinéma, et produit en 2017 la première française de ce thriller psychologique sur la rumeur, la surveillance et l’obsession sécuritaire. En 2019, Grand Boucan s’associe à Anyone Else But You pour une nouvelle première française, celle de Bull de l’Anglais Mike Bartlett.



La presse parle du roman de Jérémie Lefebvre

Plus que jamais d’actualité.
La Repubblica

Une grande subtilité.
Le Monde des livres

Une forme extrêmement intéressante.
France Culture

Une jubilatoire prouesse littéraire.
Les Inrockuptibles

D’une grande force cathartique.
Lire

Pas de place pour la candeur.
Libération

Glaçant et troublant.
L’Express

Difficile de ne pas se laisser prendre au jeu.
La Montagne