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Adieu Monsieur Haffmann


Écrit et mis en scène par Jean-Philippe Daguerre

4 Molières - 2018
> Meilleur spectacle Théâtre Privé
> Meilleur auteur francophone vivant
> Meilleur comédien dans un second rôle
> Révélation féminine

Spectacle proposé à l’abonnement

Du 28 février 2019 au 1er mars 2019

Théâtre Municipal Raymond Devos, Tourcoing [F]

• jeudi à 19h30
• vendredi à 20h30

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Production : Atelier Théâtre Actuel (Paris)
Avec : en alternance : Grégori BAQUET ou Charles LELAURE, Alexandre BONSTEIN, Julie CAVANNA, Franck DESMEDT ou Jean-Philippe DAGUERRE, Charlotte MATZNEFF ou Salomé VILLIERS
Décor : Caroline Mexme
Musique et assistanat à la mise en scène : Hervé Haine
Lumières : Aurélien Amsellem
Costumes : Virginie H
Collaboration artistique : Laurence Pollet-Villard
Durée du spectacle : 1h30 sans entracte
Jeudi 28 février, rencontre avec l’équipe artistique à la fin de la représentation


Vidéo

La Virgule vous propose de découvrir l’un des plus gros succès à Paris la saison dernière, avec une pièce couronnée par 4 trophées lors de la cérémonie des Molières en mai 2018.
Adieu Monsieur Haffmann est une pièce pudique, sans ostentation, qui tire son efficacité de la justesse des situations et de l’interprétation de remarquables comédiens. Jean-Philippe Daguerre signe une pièce qui nous replonge dans les tourments de la France occupée. Quand en appeler à la solidarité de son prochain pouvait signifier aussi s’exposer aux plus grands périls. Dans une écriture et une mise en scène immédiatement accessibles à tous, Adieu Monsieur Haffmann ne s’en révèle pas moins une pièce profonde et ambigüe sur l’identité, le sentiment d’appartenance à une communauté, les notions de possession et de partage, le dévouement pour autrui ou au contraire la bassesse…
« Une très grande réussite » unanimement saluée par la critique.

Paris, mai 1942. Le port de l’étoile jaune pour les Juifs est décrété. Au bord de la faillite, Joseph Haffmann, bijoutier juif, propose à son employé Pierre Vigneau de prendre la direction de sa boutique : « J’aimerais que vous viviez ici avec votre épouse pendant les mois qui vont suivre en attendant que la situation redevienne normale… la bijouterie Haffmann et Fils deviendrait la bijouterie Vigneau… ». En échange, il demande à Pierre et son épouse de le cacher chez eux. Pierre accepte, car il a lui aussi un service singulier à demander à son patron... Une drôle de cohabitation débute alors.

« Je ne sais pas vraiment d’où m’est venue l’idée de cette pièce.

Sans doute de mes premiers souvenirs d’enfance avec Bon Papa Alban qui me promenait pendant des heures dans le cimetière de Montauban. On s’arrêtait devant chaque tombe, il me racontait la vie des morts… et j’adorais ça.
Sans doute de ce voyage scolaire à Auschwitz qui m’a éloigné de l’enfance tout en me rapprochant de l’horreur dont sont capables les Hommes.
Sans doute de tous ces amis touchés par la stérilité et qui cherchent par tous les moyens à avoir un bébé.
Sans doute pour chercher à écrire une pièce qui parle d’amour, de courage et de peur… et qui puisse (m’)aider à mieux comprendre le désordre des Hommes.

L’écriture d’Adieu Monsieur Haffmann par sa construction dramaturgique et rythmique peut faire penser à un scénario de film. Mais autant j’adore le cinéma, autant je n’aime pas le jeu « naturel » du cinéma au théâtre. Je m’attache dans ma direction de jeu à proposer un point de vue rythmique guidé par cette conviction intime : les temps du théâtre ne sont pas les temps de la vie. On ne respire pas au théâtre comme dans la vie, on ne parle et on ne bouge pas au théâtre comme dans la vie. Je pense en effet, que le théâtre a pour devoir de proposer un langage de jeu « extra-ordinaire »… que ce soit au niveau de l’engagement physique et émotionnel ou de la valeur du son, des silences et du rythme… vigilance encore plus accrue quand on s’attaque à une écriture contemporaine qu’on peut vite tirer vers un coté « conversation » que je déteste.

Par ailleurs, je me retrouve dans ce gentil reproche adressé par Anouilh à Jean-Louis Barrault qui jouait dans une de ses pièces : « ce n’est pas vous mais le public qui doit pleurer ». Donc pas de complaisance émotionnelle et narcissique, pas de gestes qui ne servent à rien, pas d’onomatopées gratuites qui précèdent ou concluent les répliques. Je veux une parole forte et vive qui circule à travers des comédiens puissants et généreux qui transpirent le plaisir de transmettre cette histoire jusqu’au fond de la salle. Même principe pour les costumes et la scénographie, sobres et efficaces, des éléments essentiels sur scène permettant aux spectateurs d’imaginer immédiatement qui sont les personnages et où ils se trouvent. »

Jean-Philippe Daguerre


La presse en parle

Formidable Adieu Monsieur Haffmann ! Remarquable à tous points de vue.
Le Parisien

Avec charme et émotion, J.-P. Daguerre recrée sous nos yeux médusés les tourments cachés du Paris de 1942.
Télérama

Une très grande réussite.
Le Figaro

Bien écrit, bien monté, bien joué, le spectacle est un bijou.
L’Obs

Formidablement dirigés les comédiens s’expriment tous avec talent, nous happant pour nous recracher tout secoués.
À nous Paris

Adieu Monsieur Haffmann est l’une de ces pièces qui trouvent place dans votre mémoire pour n’en plus sortir. Un chef-d’oeuvre qu’on salue debout..
Froggy’s Delight