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À ceux qui nous ont offensés


d’après Le Collège de Buchy de Jérémie Lefebvre

Mise en scène de Carine Bouquillon

Grand Boucan (Lille)

Spectacle proposé à l’abonnement

Du 30 janvier 2020 au 15 février 2020

Salon de Théâtre, Tourcoing [F]

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• mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20h
• samedi à 17h
• relâche les dimanches et lundis

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Complet les 30 et 31 janvier, et le 06 février
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Les mercredis et les jeudis, rencontre avec l’équipe artistique
à la fin de la représentation

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Production : Grand Boucan (Lille)
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Avec : Bruno Tuchszer
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Adaptation : Carine Bouquillon, Bruno Tuchszer
Son : Gil Gauvin
Lumières : Héla Skandrani
Scénographie : Carine Bouquillon
Construction : Thierry Lyoen , Pierre-Yves Aplincourt
Couture : Claire Browet
Régie : Fabrice David
Photos : PIB
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Le Collège de Buchy est paru aux Éditions Lunatique (Paris)
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Durée du spectacle : 1h05 sans entracte
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Tout public à partir de 13 ans


Vidéo

Phototèque


Témoin involontaire d’un épisode de harcèlement, un homme se remémore ses années de collège, elles aussi passées sous les coups et les crachats.

Dans un soliloque délirant où alternent candeur et férocité, tendresse et sidération, rire et fureur, il fantasme sa vengeance. À ceux qui nous ont offensés se saisit de la condition de souffre-douleur et en dévoile l’ambiguïté. Avec délectation, le texte joue avec les sentiments, brouille les pistes. À tout moment, le fil de souvenirs cuisants est brisé par un trait d’humour, une réflexion sociologique, une pirouette. Parcourir les couloirs du collège, c’est frissonner d’horreur, frissonner de pitié, frissonner de plaisir et d’excitation...

Adaptant pour la première fois à la scène le roman de Jérémie Lefebvre, Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer cisèlent un bijou de férocité, un monologue glaçant d’humour noir dans une langue incandescente.



La presse en parle

Seul en scène, Bruno Tuchszer incarne un homme (…) qui, même adulte, reste brisé et rêve de vendetta, une vengeance meurtrière et sanglante sur ses bourreaux en culotte courte d’autrefois. Il soliloque et on plonge avec lui dans son introspection aux allures de catharsis. Dans un monologue noir, brutal, comme une spirale infernale, il nous interroge sur le harcèlement scolaire et nous fait réfléchir sur notre propre place dans cette mécanique : en tant que parent, victime, repenti... bourreau ? On en ressort bouleversé, remué et grandi. Incontestablement une pépite du Off.
Aleksien Méry, La Provence

Entre humour noir et cri de rage, la pièce tend aux spectateurs une lumière d’espoir.
Marie-Félicia Alibert, Le Vaucluse

Côté texte, on reste KO face à la violence cathartique d’un verbe, proche de l’anathème. Et s’il est difficile de supporter la noirceur de cette logorrhée bileuse, on reconnaît une vraie plume et l’on se prend à vouloir feuilleter ce Collège de Buchy qui est à la source du spectacle. Côté, scénographie, une toile d’araignée, la métaphore du harcèlement. (…) L’interprétation de Bruno Tuchszer est magistrale. À elle seule, elle vaudrait le détour. (…) S’il nous montre un être englué dans la toile, c’est une toile de maître : un magnifique voyage au bout de la nuit.
Laura Plas, Les Trois Coups

L’humiliation, la peur, l’isolement se déclinent par un verbe sans concession. L’interprétation de Bruno Tuchszer s’empare du texte avec sensibilité. La mise en scène prend le parti pris du témoignage et de l’escalade douloureuse. Grand Boucan s’attèle à un sujet délicat que le théâtre ne tait pas.
Les Arts et des Mots

C’est à la fois drôle et bouleversant, dérisoire et tragique. Nous vient en mémoire la célèbre toile Le Cri de Munch à mesure que la bande sonore nous transmet jusqu’aux tempes l’angoisse et la détresse du petit garçon. Dans une mise en scène resserrée qui colle à la peau du personnage - on l’entendrait presque transpirer d’effroi - avec cette superbe image finale (…), le comédien Bruno Tuchszer transmet avec une fureur sacrée la violence subie, psychique et physique, les coups et les crachats, le chagrin et la pitié, le bruit du dedans - la compagnie s’appelle Grand Boucan - d’une enfance massacrée. Et nous rappelle au passage que non, décidément, l’homme ne naît pas bon.
Luis Armengo, L’Art Vues

Bruno Tuchszer donne vie à ce personnage avec une présence saisissante. (…) Avec son interprétation toujours sur le fil du rasoir, l’acteur nous prend à la gorge, nous pousse au bord de la saturation, de l’écœurement - mais sans jamais susciter le dégoût ou le rejet - ne nous laissant de répit que les instants de calme où l’homme adulte prend de la distance avec sa propre histoire à travers des traits d’humour ou de douceur passagers. Dans À ceux qui nous ont offensés, on sourit, souvent, que ce soit de bon cœur face à un humour noir ou pour se défendre d’une ironie acide, ou encore parce que l’innocence de l’enfant nous attendrit de pitié. On se perd dans ses propres émotions, pris tour à tour dans un fantasme de vengeance cathartique, dans un effroi innommable, dans le plaisir de cette écriture incisive à l’éloquence brillante…
Ondine Béranger, Théatreactu

Bruno Tuchszer prend en charge le monologue fiévreux pour en restituer les accents les plus pathétiques et les plus déments. Il parvient à faire entendre à la fois le désarroi de l’enfant maltraité, seul face à sa souffrance, mais également, la rage de l’adulte qui a soif de vengeance. (…) Comment pardonner aux bourreaux quand aucun prix n’a été payé pour le crime ? La mise en scène de Carine Bouquillon travaille le monologue comme autant de scènes fragmentées de la mémoire. Traitées comme des tableaux où la lumière se fait difficilement une place, tant la pénombre règne, le plateau devient comme le prolongement des souvenirs de l’homme au fur et au mesure qu’ils se présentent à lui. (…) Le travail scénographique de grande qualité de Grand Boucan est à découvrir.
M La Scène